Ouverture Expo-Sciences 2002.

 

Mesdames,
Messieurs,
Chers participants aux Expo-Sciences,

Nous faisons partie d'un groupe d'une quinzaine d'élèves du Séminaire de Floreffe, près de Namur, que nous avons baptisé "Floreffe-Espace". Voici un peu plus d'un an et demi, nous avons participé à un concours organisé par l'Agence Spatiale Européenne et le constructeur belge Verhaert : le but était d'élaborer des projets éducatifs à concrétiser grâce à l'utilisation du satellite belge PROBA. Avec d'autres écoles, nous avons remporté ce concours : nous étudierons pour notre part les estuaires européens et les micrométéorites d'ici peu. Nos activités se sont depuis diversifiées ; aujourd'hui, nous avons été sollicités pour ouvrir les Expo-Sciences 2002, compte tenu d'un de nos projets dénommé "RIO +10" et dont nous parlerons bientôt. C'est avec plaisir que nous allons maintenant répondre à cette demande.
Dans le courant du mois d'octobre passé, nous avons été conviés à participer au congrès du GMES à Bruxelles (Global Monitoring for Environment and Security). Nous y avons entre autres lu une allocution donnant notre avis sur le développement durable. Suite à cette expérience assez inhabituelle, nous avons été amenés à croire que notre groupe allait prendre une ampleur médiatique de plus en plus grande. Après beaucoup de réflexion, nous avons estimé possible de faire participer quelques-uns de nos élèves au Congrès International sur le Développement Durable à Johannesbourg, en septembre.
Immédiatement, nous nous sommes mis à la recherche d'idées pour récolter les fonds nécessaires à notre départ. Le coût était relativement élevé (environ €15000) mais l'ampleur de cette initiative et le fait que tous les étudiants étaient motivés nous ont "donné des ailes"... Pour ce faire nous avons rédigé un dossier d'une trentaine de pages en partenariat avec une société bruxelloise de traduction, IDEST Communication, qui, grâce à l'intervention d'un de nos membres, s'est directement montrée très enthousiaste pour notre projet. Ensemble, nous avons envoyé ce dossier à pas moins de 150 adresses différentes, tout public, des hommes politiques jusqu'à une entreprise alimentaire en passant par le bourgmestre de Floreffe. Il s'agissait en somme d'une véritable campagne publicitaire qui a nécessité tout notre engagement. En final, nous avons reçu des messages d'encouragement surtout, et une participation financière non négligeable de la part du Ministre Deleuze, qui s'est montré le plus intéressé, ainsi que du Conseil Communal de notre commune. Malgré cela, nous n'avons pas pu récolter l'argent dont nous avions tant besoin et ne pourrons donc pas nous envoler cet été... Nous avons en outre été fortement déçus par le manque apparent d'intérêt de la plupart des personnes vis-à-vis d'un projet scientifique mené par des jeunes vraiment motivés par le développement durable. Pour cette raison, nous avons accepté d'exposer notre point de vue à ce sujet aujourd'hui, car il nous tient fort à coeur.

En 1988, le Rapport Brundtland mentionnait pour la première fois le terme de "développement durable" et en donnait une définition qui a attiré notre attention, à nous les jeunes. Il s'agit d'après ce rapport d'un "développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs". Il se trouve que cette phrase illustre parfaitement bien ce que nous percevons au travers de ces deux mots. Mais le temps passe et cela fait déjà 14 ans que cette citation a été émise. Il nous semble évident qu'il est grand temps non plus de palabrer mais d'agir, non plus de réfléchir mais de bouger, non plus d'imaginer mais de concrétiser. Le monde est sans conteste en train de devenir malade et, si la situation actuelle n'est pas améliorée endéans les quelques décennies à venir, son état continuera à empirer ; nul ne peut encore deviner ce qu'il adviendra alors. La nature ne sera plus l'espace vert que nous connaissons aujourd'hui, la couleur bleu pur du ciel pourra être oubliée et la transparence des océans ne sera plus qu'un souvenir. Sans oublier les êtres vivants - ne perdons pas de vue que nous en faisons partie - dont bon nombre ont déjà disparu. Oui, vraiment, nous pensons qu'il n'est plus permis de laisser la société tourner ainsi : il faut du changement, de l'innovation, sans quoi la Terre n'aura plus d'avenir. Nous avons la ferme conviction que la meilleure initiative que puisse prendre l'Homme est l'application dans les plus brefs délais du concept global de développement durable. Là et là seulement est la solution ; il ne reste plus qu'à la faire fructifier. En effet, les grandes lignes et les principes de ce concept ont déjà été établis et mis sur pied ; encore faut-il les activer et s'en servir efficacement.
Derrière le développement durable, nous voyons trois domaines, trois éléments généraux qui doivent absolument être privilégiés pour mener à bien cette grande entreprise. Il s'agit tout d'abord d'assurer la vitalité économique mondiale sans pour autant épuiser les ressources naturelles. Chacun sait que ces dernières deviennent rares pour beaucoup d'entre elles, mais que de l'autre côté elles sont toujours plus exploitées à cause de notre consommation grandissante. Un effort est donc à fournir dans ce secteur ; nous y reviendrons par la suite. Un deuxième domaine qui nous tient particulièrement à coeur est la répartition équitable des richesses et du bien-être, non seulement au sein de chaque pays mais également (et surtout) entre le Nord et le Sud de notre globe. Nous trouvons anormal d'une part que 80% des richesses mondiales soient utilisées par un petit 20% de la population, d'autre part que ce terrible phénomène soit resté inchangé depuis ses débuts... Enfin, une troisième notion-clé, sans doute celle qui est susceptible de toucher le plus de personnes, est bien entendu la protection de l'environnement. L'eau, la biodiversité et l'air sont indispensables à notre survie, c'est pourquoi il est impératif d'y porter grande attention dès aujourd'hui. Si nous voulons continuer à exister, si nous désirons que nos descendants puissent respirer et vivre sainement, ne négligeons plus les impacts que créent nos activités sur l'environnement. Décidons au contraire de les minimiser !
Tout ceci constitue l'axe général de conduite qui peut, à moyen et long termes, rendre la Terre plus propre. Ces trois principes à adopter mèneront à ce que l'on peut appeler l'équité intergénérationnelle, qui tend à rendre notre planète habitable pour les générations futures. Mais étant donné que la devise du développement durable est "penser globalement, agir localement", il implique également l'idée d'équité spatiale. Celle-ci englobe toutes les actions que nous pouvons entreprendre à court terme, de notre vivant, afin que le bien-être soit partagé avec tous, au niveau étatique tout comme au niveau universel. Tout un chacun peut alors prendre part à l'élaboration d'une politique d'assainissement de la Terre, si je puis m'exprimer ainsi, les professionnels autant que les particuliers. Le but est bien sûr d'aboutir à une technologie toujours plus performante. Jusqu'à présent, l'avancée des progrès du XXe siècle a prouvé que cela est tout à fait possible, mais non sans inconvénients et effets néfastes sur l'environnement. C'est là précisément que l'effort doit être donné : il faut progresser, certes, mais aussi faire évoluer dans le bon sens l'impact des déchets de la technologie. Nous sommes conscients qu'une telle transition ne peut se faire du jour au lendemain ; cette tâche serait impossible sans l'intervention des scientifiques et des chercheurs. Ils doivent dans ce sens avoir pour objectif un approfondissement de leurs études afin de pouvoir définir l'utilisation de telles ou telles substances moins agressives, de tel ou tel matériau plus résistant, et j'en passe. Et tout cela dans l'optique du meilleur respect de l'environnement. Ensuite, nous apercevons aussi à l'horizon de vastes alliances entre entreprises, qu'elles soient implantées sur un même territoire ou qu'elles se trouvent sur deux hémisphères différents. Ces alliances constituent à nos yeux une part non négligeable du développement durable. Imaginez une série d'entreprises d'extraction, de transformation et de distribution qui s'allient pour fabriquer un type de produits ; pour chaque type de produits existerait donc une seule pareille chaîne d'entreprises. Cette organisation ne pourrait qu'être bénéfique à tous points de vue. Moins de gaspillage de matières et d'énergie serait occasionné puisque tout le déroulement de la production aura pu être minutieusement programmé ; la concurrence disparaîtrait, ce qui engendrerait la diminution des prix et, par le fait même, l'élévation du niveau de vie de la population ; les produits posséderaient une qualité optimale car toutes les recherches de ces entreprises auront été concentrées sur un seul type de produits... Ce nouveau genre d'industrie ne devra pas hésiter à se servir de ces fameuses énergies renouvelables que procurent le vent, l'eau et le soleil. Leur utilisation ne doit bien entendu pas se généraliser d'un jour à l'autre, ce qui risquerait dangereusement d'amener des dysfonctionnements. Au contraire, éoliennes, panneaux solaires, centrales hydroélectriques et autres doivent faire leur apparition dans le paysage progressivement mais sûrement. Finalement, pour faire comprendre aux irréductibles sceptiques (et Dieu sait s'il en reste) que toutes ces mesures sont nécessaires si pas cruciales, nous estimons que de grande campagnes de vulgarisation du sujet ainsi que de sensibilisation à l'environnement doivent être promues non pas périodiquement mais en permanence, et cela dès à présent. La cerise sur le gâteau sera l'union des efforts de tous les humains qui, enfin, auront compris que nous avons le devoir de sauver l'Humanité.

Une politique de développement durable se dévoile donc à nous comme étant une tâche obligatoire, un devoir de l'Homme au vu de ce qu'il a infligé et inflige à sa planète. Or notre modèle de développement actuel est loin d'être durable puisqu'il entraîne visiblement la disparition progressive des ressources naturelles. Il est de plus imposé par les pays développés et n'est dès lors pas généralisable à l'ensemble de la planète. Il est en fait la cause même des inégalités actuelles qu'il n'y a malheureusement plus lieu de présenter. Ce que nous craignons pour l'avenir, nous les jeunes, ce à propos de quoi nous éprouvons beaucoup d'inquiétude, c'est que les mesures qui devraient être prises soient considérées à tort comme un sujet secondaire et soient abordées trop à la légère. Il s'agirait alors du pire échec que le développement durable aurait jamais connu, car cela ne ferait que favoriser des phénomènes contraires aux effets escomptés, c'est-à-dire la suite logique des catastrophes qui ont déjà eu lieu à notre époque. Pour convaincre les dubitatifs, examinons de plus près l'état actuel de notre entourage ; il a de quoi donner bien froid dans le dos !
D'aucuns savent que, comme nous l'avons déjà dit, la consommation croît presque exponentiellement au niveau des ménages et des entreprises. Les richesses de la Terre n'étant toutefois pas éternelles, un épuisement des réserves de matières premières est à craindre dans un futur relativement proche. Un autre sujet non moins préoccupant est le rejet des substances polluantes par les nombreuses activités de l'Homme qui, en plus, se diversifient. On peut citer pour exemple les déchets des transports, des productions industrielles et des productions agricoles. Leurs effets ne sont pas pour le moment perceptibles si facilement, mais ils agissent vicieusement : leurs dangers sont latents et surgiront un beau jour sans prévenir qui que ce soit. On sait déjà que ces produits détériorent gravement la qualité de l'eau, de l'air et du sol ainsi que, via ces trois éléments, la santé des organismes vivants - la nôtre y compris. Bien que la majorité de ces substances nocives soient produites par les pays développés, elles voyagent où bon leur semble. Ainsi, les gaz CFC ont commencé leur oeuvre de destruction de la couche d'ozone, et le gaz carbonique se rend responsable de l'augmentation de l'effet de serre et de tous les cataclysmes qu'il dissimule. Effectivement, à long terme, un réchauffement climatique serait source de la hausse du niveau des mers à grande échelle, d'inondations, du recouvrement des terres côtières, de l'immersion des petites îles parfois riches en biodiversité... Et dans ce cas, que deviendraient la moitié des habitants de la Terre qui vivent sur le littoral ? La question reste en suspens pour le moment, mais le sera-t-elle encore longtemps ?
Dans les pays en voie de développement, les grands groupes industriels imposent souvent leurs propres pratiques agricoles. Celles-ci, auxquelles s'ajoute l'effrayante pression démographique, provoquent des déforestations massives et irréfléchies. Les sols fertiles que la végétation couvrait sont alors enclins à de fortes érosions, ce qui favorise directement l'impitoyable avancée des déserts. Il est temps maintenant de faire le point sur la biodiversité. Si rien n'est mis en oeuvre pour la sauvegarder, son futur est extrêmement incertain : les pollutions, désertifications, monocultures, défrichements et la progression rapide de l'urbanisation sont autant de facteurs de son inquiétante diminution. En Belgique par exemple, on estime que 23% des espèces d'oiseaux sont en déclin en Wallonie et 32% en Flandre. Il va de soi que ces chiffres sont beaucoup trop élevés et que quelque chose est à tenter pour les limiter.
La problématique de l'alimentation n'est pas non plus sans intérêt. En Europe, depuis quelques années, on recherche une productivité de l'agriculture toujours plus grande, étant donné que les surfaces qui y sont consacrées sont de plus en plus restreintes. Aujourd'hui, nous le payons cher : il suffit de se remémorer, il n'y a pas si longtemps encore, les vagues de crises alimentaires successives. Crise de la vache folle, dioxine, épidémie de fièvre aphteuse. Il ne faut pas être spécialiste pour remarquer que, depuis un certain temps, ces fléaux se succèdent et se suivent de plus en plus près. La qualité des aliments devient douteuse et nous en empatissons. Enfin, en ce qui concerne les inégalités sociales, elles sont la conséquence de la mondialisation et de la globalisation de l'économie. L'internationalisation du commerce permet aux habitants des pays dits "développés" de consommer toujours plus de biens produits à bas prix dans les pays du Tiers-Monde, où les conditions de travail sont déplorables. Les salaires sont dérisoires, les journées de travail sont trop longues, les garanties sociales inexistantes, les mesures de sécurité minimales. Les pays développés travaillent en alliance avec les pays pauvres, mais ils les dominent et les écrasent. L'objectif idéal serait que les bénéfices de cette alliance soient répartis équitablement entre les deux parties.
Voilà où en est le monde en 2002... Pas vraiment réjouissant, direz-vous. Il ne faut pas pour autant omettre l'idée que subsiste un peu d'espoir. La Terre est belle, la Nature est belle, les êtres vivants sont beaux. Tout sur notre planète est propre et beau, à la seule condition que ceux qui la peuplent et la gèrent y mettent du leur. Le grand projet du développement durable constitue précisément une échappatoire à l'avenir noir de la Terre, et il faut aujourd'hui en saisir l'occasion avant qu'il ne soit trop tard, nous en sommes convaincus.

Pour que le concept de développement durable puisse se concrétiser et avoir un dénouement heureux, il y a lieu que tous les habitants de la Terre agissent et fassent bouger les choses. "L'union fait la force" est la devise de notre patrie. Prouvons que ce qu'elle dit est une vérité : que chacun travaille et l'ensemble de nos efforts portera ses fruits. Les citoyens peuvent et doivent participer au grand défi du développement durable, et ce dans la vie quotidienne en ayant la maxime en tête : "Un petit peu vaut mieux que rien du tout". Si chaque personne la respecte, une partie du travail sera déjà accomplie. Mais un apport significatif à l'édification d'un monde plus sain doit aussi et surtout être apporté par la politique, les entreprises et les scientifiques.
Nous attendons des scientifiques qu'ils appliquent une surveillance rapprochée - et en tout cas plus poussée qu'auparavant - de l'atmosphère, du sol et de l'eau. Il s'agit des trois éléments qui sont directement à la base de notre vie : l'air nous permet de respirer, la terre fournit notre nourriture et l'eau assure notre hydratation. Si jamais ne fût-ce que l'un d'eux venait à être gravement et irrémédiablement pollué, détérioré ou attaqué, on parlerait de la plus grande catastrophe de l'Humanité. Nous serions condamnés à dépérir pour finalement nous éteindre, et, privée de cette façon de ses "sauveurs" que nous sommes, la Terre entrerait en déclin et mourrait à son tour. Nous espérons donc que les spécialistes, lorsqu'ils identifieront un problème, mettront tout en oeuvre pour remonter efficacement à la cause de celui-ci et pour, ensuite, imposer des mesures de remédiation aux responsables. Nous espérons également qu'ils sauront travailler en parfaite synergie, se concerter, réfléchir ensemble et agir en commun. De cette manière, ils pourront optimiser la création de nouveaux systèmes de protection de l'environnement et de nouveaux produits plus écologiques.
Quant aux entreprises, nous espérons vivement qu'elles sauront écouter et respecter l'avis des scientifiques, et qu'elles auront l'honnêteté de mettre en place des modules d'amélioration de leur fonctionnement. Beaucoup d'entre elles rejettent une grande partie de la pollution mondiale et feignent d'ignorer ce fait dans le simple but de poursuivre le profit. C'est pourquoi nous leur demandons dorénavant d'utiliser tant que faire se peut des substances de substitution respectant au mieux la Nature, et de limiter l'emploi de produits artificiels et chimiques, nuisibles pour tout être vivant. Les multinationales doivent cesser de penser à l'expansion et à la monopolisation ainsi qu'à la domination. Elle doivent adopter un regard lointain, à plus long terme, et comprendre que le développement durable c'est aussi permettre celui des pays pauvres et aplanir les différences entre le Nord et le Sud.
Enfin nous arrivons aux décideurs de notre société : les politiciens. A vrai dire, nous avons beaucoup de choses à espérer d'eux et à leur demander ! Tout d'abord, il faut qu'ils comprennent que la lenteur administrative si connue n'a plus lieu d'exister. Lorsqu'une décision doit être prise - et beaucoup de décisions devront l'être dans les années futures -, ils ne devraient plus être autorisés à palabrer et à laisser traîner l'affaire des mois durant. Ils doivent décider et agir vite, bien et en parfaite cohésion, ce qui n'est vraiment pas le cas actuellement. De plus, leurs initiatives doivent être significatives et utiles dans le sens d'un développement environnemental. Dans l'optique d'une sensibilisation de la population dont nous avons parlé tout-à-l'heure, ils doivent, sans plus tarder ni hésiter, lancer et promouvoir de grandes campagnes publicitaires qui soient efficaces. A l'ère de la généralisation des moyens de communication, rien ne doit être négligé : télévision, radio, presse écrite, internet - pour ne citer que ceux-là. Nous insistons aussi auprès de la politique pour qu'elle n'ait plus peur de débourser des budgets à destination des entreprises, des chercheurs, des scientifiques et des projets environnementaux. Qu'elle réalise sa "bonne action" du millénaire en agissant en ce sens !

Tels sont nos espoirs, à nous les jeunes. Nos petits-enfants pourront-ils vivre décemment ? Cela dépend entièrement de la bonne volonté et de la motivation de chaque partie. C'est aujourd'hui que nous devons décider de quoi sera fait le présent de demain. Soit l'Homme choisit d'avancer vers le néant, soit il choisit de progresser vers un but salvateur. VIVE LE DEVELOPPEMENT DURABLE, bonne journée à tous et bonne chance aux Expo-Sciences 2002 !

Bruxelles, le 16-05-02



 
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